CONTES POUR LES ENFANTS

Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 20:59

N° 22

    La cité interdite

Sylvain, effrayé, allongé sur le nénuphar géant n’en croyait pas ses yeux. Les pages du Livre des Esprits continuaient leur progression, impitoyablement vers ses membres.

- Au secours ! Elles me dévorent !

Le roi les repoussa de toutes ses forces. Elles étaient dures comme du métal. Plus il les repoussait, plus leur volume augmentait. Celles-ci, continuèrent leur avancement, et arrivèrent à hauteur de ses jambes.

 

Il sortit difficilement son poignard du fourreau attaché à sa cuisse. Hélas ! Dans sa hâte, celui-ci tomba dans l’eau.

 

Alors que les pages s’attaquaient à sa hanche, Sylvain démuni, eut une dernière idée. Il fouilla dans les poches de sa veste, et déroula rapidement chacun des rouleaux de réglisse, puis, il les attacha autour de ses poignets. Il repéra les branches d’un arbre qui surplombaient la rive. Il lança alors, comme un lasso, les deux fils de réglisse pour les enrouler autour d’une branche. Il rata sa cible. Il recommença mais les fils ne s’accrochèrent pas et glissèrent lentement.

Au troisième lancement, les réglisses se bloquèrent sur une grosse branche de peuplier.

Sylvain put se redresser, se mit debout sur le nénuphar, et se retrouva suspendu par les poignets, au-dessus d’un ciel bleu foncé.

Perché à une altitude impressionnante, il ne distinguait plus ses jambes. Il vit à travers les pages du Livre des Esprit qui progressaient leur ascension sur son corps, un terrain de verdure, et des lettres de diverses tailles baignant dans une rivière d’encre pourpre.

Si les réglisses cédaient, le roi risquait de chuter à tout moment !

 

Ma parole ! C’est un cauchemar, je vais me réveiller ! S’écria-t-il à bout de souffle. A l’aide !

Des éclairs parcouraient l’horizon. Un froid glacial le saisit, lorsque les pages avalèrent son torse ! Sylvain, vit autour de lui des centaines de lettres minuscules, tomber du ciel, qui s’écrasèrent sur un tapis de verdure.

Des lettres majuscules se regroupaient, et certaines s’empilaient.

 

C’est une ville ! S’écria le roi, ébahit en voyant des maisons construites en G, en R et en M, d’où sortaient des feux de cheminées.

Des flocons de points, de guillemets et de tréma tombaient du ciel tout autour de lui.

 

Soudain, il remarqua un homme qui l’observait de sa fenêtre avec des jumelles. Celui-ci sortit un arc, le visa et envoya une flèche dans sa direction. Piqué au pied, le roi se redressa subitement.

Les pages commençaient à avaler ses épaules. Dans une ultime tentative, Sylvain voulut s’extraire, quand une deuxième flèche lui piqua les talons.

- Aie ! Hurla-t-il.

Tout à coup, Picotin et Picotine surgirent. Chaque oiseau prit dans son bec un fil de réglisse, et soulevèrent le roi.

En état de choc, affalé sur le grand nénuphar, Sylvain constata avec surprise qu’aucun de ses membres ne lui manquaient. Il avait eu plus de peur que de mal.

- Mais à quel jeu jouez vous ? S’écria t-il hors de lui en attrapant les pages qui essayèrent de s’échapper. Vous voulez m’achever ?

D’un coup de dent, il sectionna les réglisses qui pendaient autour de ses poignets. Il courut sur le nénuphar, attrapa chaque page en les serrant. Puis le roi plongea, récupéra son couteau, le mit entre ses dents, et ramassa un caillou.

Lorsqu’il revint sur le nénuphar, Sylvain qui en avait assez des traquenards des pages du Livre des Esprits, les déplia, et posa le caillou sur elles.

 

J’espère que ce petit bain vous a fait plaisir, s’écria t-il furieux.

Les pages trempées grelottaient.

Cette fois ci, ne comptez pas sur moi pour vous sécher !

 

Le roi glissa son couteau dans son étui, et replongea pour récupérer d’autres pierres.

Lorsqu’il revint, il remercia ses oiseaux.

 

Picotine, très affaiblie avait du mal à tenir sur ses pattes. Plusieurs de ses plumes s’étaient détachées. Il la soigna.

- Ma pauvre Picotine, tu as dû beaucoup souffrir. Je vais bien m’occuper de toi.

Il prit un petit nénuphar, décrocha quelques feuillages, et lui fit un nid. Les biscuits complètement mouillés dans ses poches ne suffiraient pas à la rassasier. Elle picora lentement, sous le regard tendre de Picotin.

 

Le roi sortit son couteau, souleva le caillou et fouilla délicatement l’amas de pages mouillées. Lorsqu’il trouva le plan, il le menaça de la pointe de son couteau, et celui-ci docile, se détacha facilement des autres pages.

- Vous voyez où on en est réduit ? Des cannibales, voilà ce que vous êtes ! Dit t-il fâché en déposant quatre cailloux aux extrémités du plan.

 

Anxieux, il observa le dessin.

Ces pages surprenantes, lui avaient appris l’existante d’une cité de lettres, avec des êtres vivants à l’intérieur, qui ne souhaitaient visiblement pas sa présence.

Sylvain frotta son pied meurtri par les flèches, lorsqu’il distingua un trajet. Il devait continuer de longer la rivière sur le nénuphar géant. Au bout du parcours, il remarqua une boursouflure sur le plan. Il gratta le papier.

C’est peut être un terrain rugueux ? Pensa-t-il.

Son trajet s’arrêtait bien là.

Ces pages extraordinaires, se révélaient ainsi, indispensables pour retrouver sa couronne des Feux d’Or, sa jeune épouse Océane, et sauver les cinq royaumes.

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : L'imaginaire pour tous
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 13:42


N° 21

La nuée prodigieuse

 

Le soleil déclinait dans le ciel. Pendant ce temps, Océane poursuivit par les trolls, accélérait ses pas. Les liens du tissu se relâchèrent, et plusieurs sauterelles s’échappèrent de sa robe.

 

               Avec la nuit, j’aurais un répit, pensa la naïade, assoiffée.

 

               Soudain, à travers les hautes herbes balancées par le vent, elle vit surgir les trolls. Ces assaillants semblaient tenaces. Ils allaient bientôt la rattraper. Epuisée, elle ne pouvait plus faire un pas. Elle s’arrêta essoufflée, au milieu du champ.

 

               Tout à coup, un bourdonnement d’insectes résonna. Les sauterelles se regroupèrent en essaim. Océane compris rapidement ce qui allait se passer, lorsqu’elle les vit, voler vers les trolls.

               Rassurée, elle s’éloigna pendant que la nuée prodigieuse aveuglait ses poursuivants.

               La Fée Rouge fit tomber son fouet, et balaya farouchement les intrus de ses deux mains. Elle hurla à la mort, en espérant les faire fuir.

               - Maudites sauterelles ! S’écria t- elle.

               Les trolls ours se secouèrent énergiquement, et essayèrent en vain de les chasser. Tandis que Gabin, le troll cochon, se roula subitement dans l’herbe.

 

               Les trolls stupéfaits, oubliant les sauterelles le regardaient se trémousser, en faisant des petits mouvements avec ses jambes pointées en direction du ciel.

               - Mais, que lui arrive-t-il ?

               - Hi ! Hi ! Hi ! Elles me chatouillent, dit Gabin, en riant, alors que les sauterelles sautillaient sur sa peau.

               La Fée Rouge, entourée d’une nuée d’insectes, tâtonna l’herbe en cherchant son fouet. Une fois en main, elle le fit tournoyer autour d’elle ; Léonce et Martial, baissèrent la tête à temps.

               La louve récita une formule diabolique, et, peu à peu l’essaim se dispersa.

               Alors que le troll cochon hilare, se roulait toujours dans l’herbe, la fée Rouge lui asséna deux vigoureux coups de fouet, qui lui brûlèrent le ventre. Gabin effarouché, se redressa aussitôt.

               - Bougre de cochon ! Gabin, je n’ai pas de temps à perdre ! Invectiva la louve, en lui tournant le dos.

 

               Après ce contre temps, les trolls retournèrent immédiatement chez Baudet, toujours immobile dans le fauteuil renversé. La Fée Rouge ordonna d’une voix puissante.

               - Attachez-le à la charrette !

               - Oui patronne, tout de suite, répondit Gabin en tremblant de peur. Il fut aidé par l’ours Martial.

               - Heureusement, que mon fils Crépin, m’avait mise en garde contre ce fourbe, ajouta Martial, tout en portant Baudet sur son dos. Ils attachèrent solidement l’âne à la charrette.

 

               Pendant ce temps, Léonce, Crépin et la Fée Rouge remontèrent de la cave, le coffre et plusieurs objets de valeurs.

               Je reviendrai après la capture de la naïade. De toute façon, elle n’ira pas bien loin, pensa la louve, heureuse de retrouver ses broderies et ses bijoux.

              

               Crépin, et sa mère Léonce, s’installèrent dans la charrette au côté de la Fée Rouge, qui prit les rênes.

               - Par ici, la piste est fraîche, annonça Gabin, en courant à côté de Martial.

               - Alors en route ! Beugla l’ours troll, en montrant la direction de l’essaim de sauterelles.

               - Allons rattraper la couronne des Feux d’Or et la naïade ! Cette fois ci, elle ne nous échappera plus ! S’écria la Fée Rouge en furie.

 

Elle fouetta la croupe de l’âne Baudet qui, toujours hypnotisé, s’élança mécaniquement.

 

               Les trolls furieux partirent, en laissant sur leur passage un nuage de poussière.

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 22:01


N° 20

Le piège

 

- Qu’aie-je fait ? S’écria Sylvain, en se prenant la tête entre ses mains. Le beau domaine de la Reine Adélaïde a disparu ! Et maintenant, tous les royaumes risquent de subir le même sort !

               Le jeune roi, meurtri, rama vigoureusement.

Il se faisait du souci pour ses deux pigeons, Picotin et Picotine. Ils ont dû périr aussi ? Pensa t-il.

 

Désorienté, il se remémora les recommandations de son père Diandor, et de sa mère la Reine Liane, qui, tous deux, l’avaient mis en garde contre ce mariage.

               - « Non ! Mon fils, tu n’épouseras pas cette naïade. Tu appartiens aux Elfes de Lumière du Royaume des feux d’Or, ceux qui sont doués pour le savoir, la culture et la technique. Cela fait des générations que les princes épousent des Elfes » lui avait dit son père.

               Il se souvint aussi, de sa discussion avec la Reine Adélaïde, et repensa aux derniers mots de sa Majesté, avant que son royaume ne s’écroule.

               - Peut-on risquer sa vie pour un amour interdit ? Le sentiment éprouvé équivaut t-il au pouvoir d’un Royaume, et d’une couronne précieuse ?

 

               Tout à coup, Picotin vint se poser sur le nénuphar. Sylvain l’accueillit joyeusement. Il vit une partie de ses plumes noircies, les nettoya, et inquiet demanda ?

               - Où est Picotine ?

               Il ne reçu bien évidemment, aucune réponse. Le roi caressa longuement l’oiseau.

               - Tu dois avoir faim !

               Il fouilla dans sa poche gauche, et trouva un rouleau de réglisse. Il en croqua un morceau. Puis, il découvrit tout au fond de celle-ci, les pages du Livres des Esprits, toujours enroulées autour du morceau de caramel.

               Sylvain avait vainement essayé de les dénouer, plus il tentait de le faire, plus les feuilles se resserraient sur le caramel qui rétrécissait à vu d’œil.

               Quelle idée de mettre des pages autour d’un caramel ? Il n’avait pas eu le temps de demander plus d’explications à Guimauve, le gardien de l’étrange Royaume de la Reine Adélaïde.

 

               Ensuite, il inspecta l’autre poche, et dénicha un deuxième rouleau de réglisse, autour de quelques biscuits écrasés.

 

               Il récupéra les miettes, et les lança sur le nénuphar en direction de Picotin, qui se régala aussitôt. Le roi continuait de ramer.

 

               Dans le miroir de la Destinée, il se souvient de la vision d’Océane, sa jeune épouse pleurant, puis des étranges créatures qu’il allait certainement bientôt rencontrer. Il frissonna.

 

               Soudain, son oiseau prit son élan, et s’envola à la rencontre de rouges-gorges.

               - Où vas-tu Picotin ? Cria le roi. Ne m’abandonne pas !

Mais, ils disparurent dans la forêt.

 

               Fatigué, Sylvain arrêta de ramer. Il s’allongea, et se recouvrit d’un petit nénuphar, pour le tenir au chaud. Alors qu’il s’assoupissait quelques instants, le grand nénuphar traversa un étroit passage bordé de bambous. Il déboucha dans une clairière remplit de plantes parfumées. De magnifiques fleurs de toutes les couleurs, des pétunias, des gerberas rouges, jaunes et oranges, des pois de senteurs, bordaient les rives.

 

               Il se réveilla brusquement. La voix de la reine Adélaïde résonnait toujours dans sa tête.

               - Des vies sont concernées, Roi des Feux d’Or. Vous devez briser le maléfice ancestral de l’interdiction du mariage entre les Elfes et les Naïades, et sauver les cinq royaumes !

 

               Subitement, Sylvain se redressa.

               Quelque chose l’empêchait de bouger. Le roi sentit ses pieds comme engourdi. Il souleva le petit nénuphar et constata que les pages du Livre des Esprits avalaient ses jambes ! Il était piégé, car elles engloutissaient ses genoux, et happaient doucement ses membres.

               - Au secours ! S’écria Sylvain.

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : L'imaginaire pour tous
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 10:17


N° 19

La chasse à la naïade

 

Des coups violents résonnèrent à la porte. Baudet, le troll âne remonta rapidement de sa cave où se trouvaient cachés ses trésors, et referma la trappe.

               - Qui va là ?

               - C’est Gabin ton ami, annonça le troll cochon.

               - Que veux-tu ?

               - Je veux te parler du numéro de la naïade à l’auberge du Clos Rougeaud.

               - Euh ! Je suis malade, et je ne peux pas te recevoir.

               - Je m’en doutais, car ce n’est pas dans tes habitudes de partir sans me dire au revoir. Ne t’en fait pas, je ne resterai pas longtemps. Je te rapporte ton instrument de musique.

               Anxieux, Baudet entrouvrit un volet, et aperçu Gabin avec son accordéon.

 

               Rassuré, il ouvrit timidement la porte, mais il fut repoussé avec force à l’intérieur par les trolls ours, Léonce et Martial.

               Ils l’agrippèrent vigoureusement !

               - Où est la naïade ? Tonna Martial, en montrant ses crocs acérés.

               - J’ai flairé son odeur jusqu’ici, rétorqua Gabin. Pourquoi nous l’as-tu enlevé ?

               - J’ai repéré ton manège à la taverne du clos Rougeaud, s’écria l’ours Crépin, qui jaillit derrière ses parents.

               - Attendez, bafouilla le troll âne en reculant, et en s’affalant dans son fauteuil.

               Soudain, la Fée Rouge surgit dans la pièce.

               - Qu’as-tu fait de mon coffre ? Invectiva-t-elle en agitant son fouet maléfique.

               Le troll âne peureux, regarda en direction de la petite table, sans se rendre compte qu’il leur donnait un indice. La louve, et les trolls suivirent son regard, et repérèrent un angle du tapis, coincé sous la trappe mal refermée.

               Pendant que Gabin et Crépin maintenaient fermement Baudet dans son fauteuil, les autres trolls firent voler la table, et le tapis. Ils soulevèrent la trappe et se précipitèrent en trombe dans l’escalier.

               Lorsqu’ils pénétrèrent dans la cave, ils furent stupéfaits de découvrir les nombreux objets volés entreposés sur les étagères.

 

               - Où est la couronne des Feux d’Or ? Hurla la louve en fouillant son coffre, tout et en répandant les broderies autour d’elle.

               - Je ne vois pas la naïade ! Où l’a-t-il cachée ? Hurlèrent Martial et Léonce en se précipitant autour des étagères.

 

               Ils constatèrent qu’aucune trace de la couronne, ni de la naïade ne se trouvait dans la cave. Ils continuèrent la fouille du logement.

               Léonce alla inspecter la cuisine, tandis que Martial explora la chambre à l’étage.

               Soudain, la Fée Rouge, enragée, bondit sur Baudet, et fit basculer son fauteuil.

 

               La louve approcha son visage du troll âne, alors que ses sourcils crépitaient de flammèches, et lui dit doucement :

               - Tu es un benêt, tu as très mal agit en subtilisant la naïade. Surtout, qu’elle me permettait de faire de formidables bénéfices dans ma taverne du Clos Rougeaud !

               - Je n’ai pris que le coffre, et je n’ai pas vu Océane !

               - Comment se fait-il que la Couronne des Feux d’Or, ne se trouve pas dans le coffre ?

              

               - La naïde n'est pas ici, annonça Léonce en revenant de la cuisine.

 

               En entendant cela, la Fée Rouge fixa Baudet pour l’hypnotiser, et au bout d’un moment ajouta.

               - Écoute-moi, nigaud ! Tous les biens que tu as chapardés dans différents lieux m’appartiennent. Je te les confisque. Dorénavant, tu resteras à mon service, et entretiendras mon vignoble. Maintenant tu vas me dire où as-tu caché ma naïade et la couronne !

 

               Aussitôt qu’Océane entendit les trolls entrés en force chez Baudet, la jeune femme se faufila par une petite fenêtre de la cuisine, qui donnait sur la cour. Elle se sauva à travers les champs, en emportant dans une serviette la couronne des Feux d’Or.

 

               Tout à coup le troll cochon se redressa, flaira l’air et se précipita jusqu’à la porte.

               - La naïade s’enfuit !

               - Vite, rattrapons-la ! Hurla Martial.

 

               Laissant l’âne Baudet, les yeux écarquillés, tétanisé de peur, dans son fauteuil renversé, les trolls se précipitèrent comme des déments, à la poursuite d’Océane.

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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PRESENTATION

LES CONTES

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Fortunalia. Carnets des Contes Magiques.


Conte n°1

Flora et le jeteur de sorts.
Conte n°2
Sylvain et Océane, l'Elfe de Lumière amoureux d'une Naïade.
Conte n°3
Hélios et Mirella, dans les secrets de la favela de Santa Puerta.

Conte n°4

Zahéra, la petite bohémienne au Royaume de la Chakra.

Conte n°5

Emi Kane et les incantations du Shogun d'Edo.
Conte n°6

Roséa et Oléander, à la recherche du fabuleux Blason du Manticore



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SERIE TI-COEUR ANGEL

Les veillées de Pa ANGEL

La veillée N°1 de Pa ANGEL( Publication intégrale)

"Raoul le petit cordonnier, et les 17 brigands de la route de la Trace"

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La veillée N°2 de Pa ANGEL ( Publication intégrale)

"L'incroyable commande de Raoul Brodequin pendant Vichy" (Titre provisoire)

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