CONTES POUR LES ENFANTS

Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 22:39

  N°14

Le cruel dilemme  


- Le roi des Elfes de Lumière, installé sur le nénuphar géant, s’entretenait avec le Grand Elfe Majester.

- Il me faut une réponse, roi des feux d’Or, intervint le sage.

- Je choisis de sauver ma femme, Océane.

- Laisseriez vous donc périr les milliers d’hommes, de femmes et d’enfants de votre royaume et…

- Non Maître, coupa Sylvain, mais j’aime mon épouse.

- Vous êtes encore indécis ? 

- Oui Majester. C’est un cruel dilemme.

- En effet, le choix sera de votre responsabilité Sire, et il devra être effectué avant la rencontre avec le troisième elfe.

Sylvain soucieux ne dit mot.

- Votre épouse est actuellement entre les mains des terribles trolls. Ce sont des êtres maléfiques qui abusent et ne cherchent qu’à exploiter les êtres les plus vulnérables. Vous devez sans délai, rencontrer la Reine Adélaïde.

- C’est ce qui m’a été conseillé par Maitre Njörd, l’Elfe de Sagesse.

- Oui Sire. La reine a le pouvoir d’enlever le mauvais sort, qui règne sur votre union. Reposez-vous donc, et reprenez des forces pour demain. Voici de quoi vous restaurer.

Il jeta des pétales sur le nénuphar et des fruits, et des petites galettes de maïs firent leur apparition sur un dressoir.

Sylvain, le remercia chaleureusement.

- Bon courage Sire.

Tout à coup, le Grand Elfe Majester envoya une poignée de graines de nénuphar dans l’eau. Elles se transformèrent immédiatement en un petit pont. Il le traversa, arriva jusqu’à la rive, et disparut dans un épais brouillard.

Le roi s’enroula dans un petit nénuphar pour passer la nuit. Il embrassa son alliance en pensant à son épouse et aux tourments qu’elle endurait. Ses oiseaux Picotin et Picotine s’endormirent à ses pieds.

 

Pendant ce temps, Océane, toujours ensorcelée, continuait de danser sur la scène infernale.

 

Au petit matin, la salle se vida. A bout de souffle, fatiguée, la jeune femme, ferma les paupières, puis s’asseyant sur une chaise s’endormit quelques instants.

Elle fut brusquement réveillée, par la Fée Rouge qui la raccompagna dans le cagibi. Elle lui enleva son vêtement, et ses chaussures de fer pour quelques heures de repos.

  - Quel succès ! Mes clients étaient ravis. Nous avons même dû refuser du monde ! Demain soir tu recommenceras ton numéro de claquette.

Elle lui montra une large planche, et posa dessus une couverture rapiécée.

- Voilà ton lit ! Profite bien de ton repos. !

- Fée Rouge, quand aurais-je ma liberté ? Vous m’aviez promis de me relâcher, si je travaillais pour vous. Auriez-vous oublié votre engagement ? Demanda Océane en regardant les barreaux qui encadraient la fenêtre du cagibi.

- Dans un mois tu retrouveras ton pouvoir de naïade, alors tu seras libre.

En l’enfermant à double tour, la Fée Rouge pensa que la jeune fille allait devenir très dangereuse.

Je trouverai bien un moyen pour la garder dans mon territoire.

  Océane regarda tristement sa robe accrochée à un cintre.

Pauvre sauterelles, vous êtes aussi épuisées que moi.

Elle prit une écharde qui dépassait d’un vieux fût, dénoua les fils. Des sauterelles sautèrent quelques instants dans la pièce. Océane les rattrapa, ouvrit la fenêtre, et elles s'envolèrent.

Elle prit une décision.

Chaque jour, j’en libérerai quelques unes ! Elles sont inoffensives, et si nombreuses, que la Fée Rouge ne s’en apercevra même pas.

  Océane regrettait d’avoir fait confiance au troll cochon qui l’avait vendu à cette méchante Fée Rouge.

  Exténuée, elle s’allongea, en pensant à la ruse qu’elle devait employer pour s’échapper de cet enfer.

Où es-tu Sylvain, mon tendre époux ? Aide-moi ! Implora-t-elle avant de s’endormir.

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : L'imaginaire pour tous
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 17:49


N°13

Le Grand Elfe Majester

 

               Le roi sentit à côté de lui, une présence sur le nénuphar géant. Il observa minutieusement la fleur de lotus, et, angoissé demanda.

- Qui est là ?

               - Vous êtes bien loin de votre royaume Sir ! Lui répondit une voix grave.

               Sylvain remarqua, une petite fleur jaune, qui grossissait de plus en plus. Soudain, elle s’ouvrit.

               Stupéfait, il vit apparaître un homme, élégant et souriant, vêtu d’une longue cape en soie de couleur mauve, brodé de fil d’or.

               - Je suis le Grand Elfe Majester du royaume de l’invisible. Que me vaut votre visite, roi des Elfes de Lumière ?

               Sylvain étonné, constata que le Grand Elfe le connaissait.

               - Maître, j’ai perdu ma couronne des Feux d’Or, si je suis venu de si loin, c’est pour vous demander conseil.

               - Quelle désolation ! Racontez-moi ce qui c’est passé.

               Pendant qu’ils discutaient, Picotin et Picotine papillonnaient dans les buissons aux alentours.

 

               Le roi relata ses déboires, et aussi l’attaque du troll chien.

               Le Grand Elfe cueillit une petite fleur de nénuphar, l’observa attentivement, et lui demanda :

               - Que me cachez-vous ?

               Anxieux, Sylvain regarda les pages du livre des esprits, en souhaitant qu’elles ne le dénoncent pas. Heureusement, elles restaient blanches.

               - Je vois, votre couronne, Sir, parmi d’autres trésors. Il joignit ses mains et concentra son regard sur la petite fleur.

               La souffrance est palpable. Quelle est cette jeune femme en grand danger ?

 

               Sylvain réticent, hésita.

               Que pouvait déceler le Grand Elfe, dans une simple fleur ?

               - Sire ! Dites-moi tout de suite la vérité, ordonna le Grand Elfe, en faisant trembler le nénuphar.

 

               Soudain, comme libéré de l’intimidation des pages du livre des Esprits, le jeune roi répondit, dans un souffle.

               - Majester, la jeune femme est mon épouse, Océane.

               - Alors pourquoi tant de mystère ?

               - C’est une naïade.

               - Je suis outré ! Vous avez commit de graves erreurs, cria l’Elfe Majester. Aucun Elfe de Lumière n’a jamais épousé une Naïade !

               Un silence pesant envahi l’atmosphère.

 

               Au bout d’un moment, il demanda ;

               - Aimez-vous votre Royaume ?

               - Evidemment Maître !

               - Aimez-vous cette naïade ?

               - Oui ! Majester, énormément. De tout mon cœur.

               - Alors, un choix doit être fait Sir. Jamais un Elfe n’a épousé une naïade dans nos contrées. C’est comme si la lune et le soleil se rencontraient tous les jours. Le déséquilibre cosmique serait catastrophique.

 

               Sylvain comprit, que la partie n’allait pas être facile.

               - La couronne ou la naïade ? Laquelle préférez-vous ? Sir, un choix important est à faire….

              

Pendant ce temps, à la taverne du Clos Rougeaud, le spectacle battait son plein.

 

               Le troll âne Baudet, prit son accordéon qu’il transportait toujours dans la charrette de Gabin, le troll cochon. Ensuite, il monta sur l’estrade et joua pendant que la naïade dansait.

 

               La fée Rouge se réjouissait de la représentation. De temps en temps, elle passait entre les clients pour leur servir quelques verres de vin.

               Puis, pour accélérer la danse, elle se rendait derrière l’estrade, et sournoisement lançait des coups de fouet dans les jambes d’Océane.

               Au début elle criait, mais, les applaudissements, et la musique couvraient ses hurlements. Au bout d’un moment, elle fut aphone. Des larmes coulaient sur ses joues.

               Les petites sauterelles accrochées à son vêtement, battaient leurs ailes rapidement, au rythme de la musique.

              

 

               A quelques lieux de là, les ours trolls arrivèrent à l’entrée de la propriété de la Fée Rouge.

Ils flairèrent la bonne piste, grâce aux témoignages de plusieurs voyageurs, qui aperçurent la naïade installée dans une charrette.

 

               Une pancarte attira l’attention de Crépin, le jeune ours troll.

               - Regardez, c’est elle !

 

               « Venez admirer à la taverne du Clos Rougeaud un numéro exceptionnel : la naïade aux sauterelles danse des claquettes ! ».

 

               - Allons récupérer notre bien ! Ordonna Léonce, en salivant.

- Cette fois-ci, elle ne nous échappera pas, ajouta Martial, la gueule ouverte, dévoilant des crocs aiguisés.

 

               Les ours trolls, hargneux, se bousculèrent en dévalant le chemin bordé de vignes, conduisant à l’auberge du Clos Rougeaud.

 

 

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : L'imaginaire pour tous
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:49

Bon week end. Bonnes fêtes à toutes les mamans.
A ma maman chèrie.
 A bientôt.
 

 

Les aventures de Sylvain et Océane, l’Elfe des Lumières amoureux d’une naïade.

N°12

La scène infernale

 

Océane vit des ailes minuscules, attachées aux coutures et aux ourlets du vêtement.

- Mais il s’agit d’insectes vivants ? S’étonna la jeune naïade.

Le troll louve, qu’on appelait aussi la Fée Rouge ricana.

- Oui, ce sont les sauterelles qui attaquaient mon vignoble. Je les ai capturées !

 

Soudain, elle fit claquer son fouet.

Le vêtement s’agitait dans le cintre. Les ailes battaient énergiquement, en faisant des rangées de vagues.

- Je ne mettrai jamais cet accoutrement ! Répliqua Océane, offusquée.

- Tu n’as pas le choix !

Elle résista, mais subitement, un coup de fouet lui balaya les membres.

Désarçonnée, la jeune naïade revêtit la tenue au pouvoir maléfique. Elle eut la surprise de voir son corps se placer en lévitation.

Les ailes minuscules des sauterelles la suspendaient légèrement au dessus du sol.

Le troll louve, autoritaire lui enfila aux pieds des chaussures de fer. Ses jambes bougeaient maintenant toutes seules.

 

Ensuite, elle transporta Océane à l’étage. Elles traversèrent un long corridor, et arrivèrent sur l’estrade de la taverne du « Clos Rougeaud ».

La Fée Rouge aux sourcils rouges déposa la naïade sur un tonneau. Ses jambes continuaient de s’agiter.

 

La vigneronne souleva légèrement un rideau, et vit dans la salle bondée, des trolls renards, oies, bœufs trépigner d’impatience. Quelques bouteilles de vin rouge trônaient sur les tables.

 

La Fée Rouge déclara.

- Ils sont venus de très loin pour assister au spectacle. Ne les déçoit pas.

Puis, elle sortit une étoffe de sa poche et lui couvrit le visage d’un voilage rose.

- Ceci rassurera mes clients qui se sentiront protégés. Ils ne savent pas que ton pouvoir de naïade a disparu !

- Que me voulez-vous ? Questionna Océane affolée.

La Fée Rouge ne répondit pas, et, brusquement la propulsa violemment sur la scène.

 

La jeune naïade dansait en faisant des claquettes, et ne pouvait plus s’arrêter. Ainsi, contre son gré, elle devint l’attraction des clients de la taverne.

 

Elle passa la plus mauvaise nuit de sa vie. Son calvaire ne faisait que commencer…

 

A plusieurs lieux de là, un crissement ininterrompu, réveilla son époux Sylvain, le roi des elfes du Royaume des Feux d’Or.

 

Laissez-moi dormir un peu, Picotin et Picotine ! Bougonna le jeune elfe en se retournant sur le nénuphar.

 

Les bruits continuèrent inlassablement.

Sur ses gardes, Sylvain se redressa. Il n’y avait personne autour de lui ; aucun oiseau. Il s’habilla prestement et prit son couteau.

- Il y a-t-il quelqu’un ?

Il souleva la tête et observa les quatre pages qui séchaient sur les branches du palétuvier.

Une écriture minuscule, soutenue par une plume invisible, s’étalait sur les lignes des deux premières pages, en faisant ces petits bruits grinçants.

Ha ! C’est certainement des instructions complémentaires sur le trajet à suivre, se dit Sylvain.
 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

 

Mais je ne vois rien !

Il vit soudain grossir l’écriture, comme si les pages avaient entendu sa réflexion.

 

Il s’empara d’une feuille, la rapprocha de son visage et pétrifié, lu :

«Il a épousé une naïade ! » sur toutes les pages.

Subitement, comme pour le narguer, l’écriture s’amplifia progressivement.

 « Il a épousé une naïade ! »

Tout à coup, une page se détacha d'une branche de l’arbre, et s’envola. Sylvain, vigilant, sauta sur le nénuphar et la rattrapa de justesse.

Il ne fallait pas que son mariage secret soit dévoilé.

- Non ! Taisez-vous ! Cria t-il furibond, en voulant déchirer les pages espiègles du livre des esprits.

 

Mais il se retint au dernier moment, car elles cessèrent aussitôt de frétiller, et redevinrent toutes vierges.

 

Personne ne doit savoir mon secret ! Car je risque le bannissement de mon Royaume, ajouta t-il en suppliant.

 

               Tout à coup, le nénuphar se mit à osciller, Sylvain sentit une présence de l’autre côté.

 

               Inquiet, le roi se retourna…

 

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 21:32

 

l’Elfe de Lumière amoureux d’une Naïade
N°11
En quête du Royaume de l' Elfe Majester

 

             Sylvain, en quête du Royaume, marchait dans une plaine verdoyante. Ses pigeons, Picotin et Picotine le suivaient, et volaient, en rasant les buissons.

Du sang dégoulinait de sa jambe. Sa blessure au mollet, s’infectait. Le troll chien l’avait profondément mordu.

Le roi devait rapidement trouver un point d’eau, pour refaire son pansement et remplir sa gourde.

              Heureusement, au détour d’un sentier, il arriva au bord de l’Étang du Sans Souci.

Quelques colverts musardaient au fil du courant. Un gigantesque nénuphar s’étendait au milieu du lac, à côté d’un palétuvier, profondément enraciné dans l’eau.

                Sylvain s’arrêta sur la berge de l’étang, agréablement parsemée de fleurs. Il sortit un mouchoir, le trempa dans l’eau tiède du lac et refit son pansement. Ses oiseaux, installés dans un buisson, picoraient quelques baies sauvages.

Il ne vit aucun pont, ni aucune barque lui permettant l’accès de l’autre côté de la rive, pour rencontrer le Grand Sage Majester.

Il s’aperçu que la faible profondeur de l’étang, favoriserait aisément son franchissement.

Oui ! Il porte très bien son nom cet étang, je dirai même que la traversée se fera sans aucun souci ! Pensa t-il en souriant.

              Le roi enleva rapidement ses souliers, les plaça dans sa sacoche, puis, retroussa les revers de son pantalon.

L’eau trouble lui arrivait à la hauteur des genoux, quand il commença la traversée de l’étang ; soudain, il ressentit une souffrance atroce au mollet. Il souleva sa jambe et vit accroché un petit poisson carnivore d’une dizaine de centimètres.

Sylvain le saisit, regarda ses dents pointues et aiguisées qui venaient d’ouvrir sa blessure. Furieux, il le rejeta dans l’eau.

             Attirée par les gouttes de sang qui perlaient à la surface de l’eau, une nuée de petits poissons carnassiers se regroupèrent près de la berge.
Comment contourner cet obstacle ?
 
 

En fouillant dans ses poches, le roi trouva quelques biscuits et les envoya dans l’eau. Les poissons affamés, s’empressèrent de les ingurgiter.

            Pendant ce temps, il s’élança en nageant rapidement.

  Après avoir englouti les dernières miettes, les petits poissons insatiables, foncèrent à toute allure vers lui.


Heureusement que Picotin et Picotine veillaient. Ils avalèrent une multitude de poissons, ce qui permit à Sylvain de les distancer.

Il nagea vigoureusement, et parvient à se hisser sur l’immense feuille arrondie du nénuphar, surmontée d’une fleur de lotus géante. De jolies fleurs jaunes et violacées formaient une touffe sur les rebords.

Content d’avoir échappé au danger, le roi sortit les feuilles trempées de sa sacoche. Il les enroula autour des branches souples du palétuvier pour les sécher. Il fit de même pour ses vêtements.

              Épuisé, Sylvain soigna sa plaie. Ensuite, il s’allongea sous les pétales du lotus géant et ferma les yeux en pensant à sa douce épouse.

 

              A quelques lieux de là, sa jeune femme Océane se trouvait dans un cagibi entouré de tonneaux et de cageots de vin. La Fée Rouge lui coupa ses liens.

 
Pour l’apaiser, elle lui fit prendre un bain chaud à base de plantes. De temps en temps, le troll louve ajoutait dans l'eau des graines, des gouttes d’huile parfumée, et des feuillages.

Océane détendue, pensait qu’elle avait peut être mal jugée la Fée Rouge. Elle avait l’air de bien s’occuper d’elle.

Mais, lorsque la naïade sortit du bain, le troll louve posa des chaussures vernies équipées de fers sur un tonneau, et lui montra une tenue suspendue à un cintre.

Elle lui ordonna.

- Enfile immédiatement ces habits !

L’ensemble se composait d’un justaucorps pailleté, et d’une jupette rose en mousseline, ajustée de fines bretelles. Le tissu bougeait bizarrement.

Océane s’approcha, et stupéfaite découvrit un étrange phénomène…

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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PRESENTATION

LES CONTES

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Fortunalia. Carnets des Contes Magiques.


Conte n°1

Flora et le jeteur de sorts.
Conte n°2
Sylvain et Océane, l'Elfe de Lumière amoureux d'une Naïade.
Conte n°3
Hélios et Mirella, dans les secrets de la favela de Santa Puerta.

Conte n°4

Zahéra, la petite bohémienne au Royaume de la Chakra.

Conte n°5

Emi Kane et les incantations du Shogun d'Edo.
Conte n°6

Roséa et Oléander, à la recherche du fabuleux Blason du Manticore



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SERIE TI-COEUR ANGEL

Les veillées de Pa ANGEL

La veillée N°1 de Pa ANGEL( Publication intégrale)

"Raoul le petit cordonnier, et les 17 brigands de la route de la Trace"

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La veillée N°2 de Pa ANGEL ( Publication intégrale)

"L'incroyable commande de Raoul Brodequin pendant Vichy" (Titre provisoire)

SERIE SHERLEY SHERLY

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