CONTES POUR LES ENFANTS

Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:49

Bon week end. Bonnes fêtes à toutes les mamans.
A ma maman chèrie.
 A bientôt.
 

 

Les aventures de Sylvain et Océane, l’Elfe des Lumières amoureux d’une naïade.

N°12

La scène infernale

 

Océane vit des ailes minuscules, attachées aux coutures et aux ourlets du vêtement.

- Mais il s’agit d’insectes vivants ? S’étonna la jeune naïade.

Le troll louve, qu’on appelait aussi la Fée Rouge ricana.

- Oui, ce sont les sauterelles qui attaquaient mon vignoble. Je les ai capturées !

 

Soudain, elle fit claquer son fouet.

Le vêtement s’agitait dans le cintre. Les ailes battaient énergiquement, en faisant des rangées de vagues.

- Je ne mettrai jamais cet accoutrement ! Répliqua Océane, offusquée.

- Tu n’as pas le choix !

Elle résista, mais subitement, un coup de fouet lui balaya les membres.

Désarçonnée, la jeune naïade revêtit la tenue au pouvoir maléfique. Elle eut la surprise de voir son corps se placer en lévitation.

Les ailes minuscules des sauterelles la suspendaient légèrement au dessus du sol.

Le troll louve, autoritaire lui enfila aux pieds des chaussures de fer. Ses jambes bougeaient maintenant toutes seules.

 

Ensuite, elle transporta Océane à l’étage. Elles traversèrent un long corridor, et arrivèrent sur l’estrade de la taverne du « Clos Rougeaud ».

La Fée Rouge aux sourcils rouges déposa la naïade sur un tonneau. Ses jambes continuaient de s’agiter.

 

La vigneronne souleva légèrement un rideau, et vit dans la salle bondée, des trolls renards, oies, bœufs trépigner d’impatience. Quelques bouteilles de vin rouge trônaient sur les tables.

 

La Fée Rouge déclara.

- Ils sont venus de très loin pour assister au spectacle. Ne les déçoit pas.

Puis, elle sortit une étoffe de sa poche et lui couvrit le visage d’un voilage rose.

- Ceci rassurera mes clients qui se sentiront protégés. Ils ne savent pas que ton pouvoir de naïade a disparu !

- Que me voulez-vous ? Questionna Océane affolée.

La Fée Rouge ne répondit pas, et, brusquement la propulsa violemment sur la scène.

 

La jeune naïade dansait en faisant des claquettes, et ne pouvait plus s’arrêter. Ainsi, contre son gré, elle devint l’attraction des clients de la taverne.

 

Elle passa la plus mauvaise nuit de sa vie. Son calvaire ne faisait que commencer…

 

A plusieurs lieux de là, un crissement ininterrompu, réveilla son époux Sylvain, le roi des elfes du Royaume des Feux d’Or.

 

Laissez-moi dormir un peu, Picotin et Picotine ! Bougonna le jeune elfe en se retournant sur le nénuphar.

 

Les bruits continuèrent inlassablement.

Sur ses gardes, Sylvain se redressa. Il n’y avait personne autour de lui ; aucun oiseau. Il s’habilla prestement et prit son couteau.

- Il y a-t-il quelqu’un ?

Il souleva la tête et observa les quatre pages qui séchaient sur les branches du palétuvier.

Une écriture minuscule, soutenue par une plume invisible, s’étalait sur les lignes des deux premières pages, en faisant ces petits bruits grinçants.

Ha ! C’est certainement des instructions complémentaires sur le trajet à suivre, se dit Sylvain.
 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

« IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » « IL a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade ! Il a épousé une naïade !  Il a épousé une naïade !  » 

 

Mais je ne vois rien !

Il vit soudain grossir l’écriture, comme si les pages avaient entendu sa réflexion.

 

Il s’empara d’une feuille, la rapprocha de son visage et pétrifié, lu :

«Il a épousé une naïade ! » sur toutes les pages.

Subitement, comme pour le narguer, l’écriture s’amplifia progressivement.

 « Il a épousé une naïade ! »

Tout à coup, une page se détacha d'une branche de l’arbre, et s’envola. Sylvain, vigilant, sauta sur le nénuphar et la rattrapa de justesse.

Il ne fallait pas que son mariage secret soit dévoilé.

- Non ! Taisez-vous ! Cria t-il furibond, en voulant déchirer les pages espiègles du livre des esprits.

 

Mais il se retint au dernier moment, car elles cessèrent aussitôt de frétiller, et redevinrent toutes vierges.

 

Personne ne doit savoir mon secret ! Car je risque le bannissement de mon Royaume, ajouta t-il en suppliant.

 

               Tout à coup, le nénuphar se mit à osciller, Sylvain sentit une présence de l’autre côté.

 

               Inquiet, le roi se retourna…

 

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 21:32

 

l’Elfe de Lumière amoureux d’une Naïade
N°11
En quête du Royaume de l' Elfe Majester

 

             Sylvain, en quête du Royaume, marchait dans une plaine verdoyante. Ses pigeons, Picotin et Picotine le suivaient, et volaient, en rasant les buissons.

Du sang dégoulinait de sa jambe. Sa blessure au mollet, s’infectait. Le troll chien l’avait profondément mordu.

Le roi devait rapidement trouver un point d’eau, pour refaire son pansement et remplir sa gourde.

              Heureusement, au détour d’un sentier, il arriva au bord de l’Étang du Sans Souci.

Quelques colverts musardaient au fil du courant. Un gigantesque nénuphar s’étendait au milieu du lac, à côté d’un palétuvier, profondément enraciné dans l’eau.

                Sylvain s’arrêta sur la berge de l’étang, agréablement parsemée de fleurs. Il sortit un mouchoir, le trempa dans l’eau tiède du lac et refit son pansement. Ses oiseaux, installés dans un buisson, picoraient quelques baies sauvages.

Il ne vit aucun pont, ni aucune barque lui permettant l’accès de l’autre côté de la rive, pour rencontrer le Grand Sage Majester.

Il s’aperçu que la faible profondeur de l’étang, favoriserait aisément son franchissement.

Oui ! Il porte très bien son nom cet étang, je dirai même que la traversée se fera sans aucun souci ! Pensa t-il en souriant.

              Le roi enleva rapidement ses souliers, les plaça dans sa sacoche, puis, retroussa les revers de son pantalon.

L’eau trouble lui arrivait à la hauteur des genoux, quand il commença la traversée de l’étang ; soudain, il ressentit une souffrance atroce au mollet. Il souleva sa jambe et vit accroché un petit poisson carnivore d’une dizaine de centimètres.

Sylvain le saisit, regarda ses dents pointues et aiguisées qui venaient d’ouvrir sa blessure. Furieux, il le rejeta dans l’eau.

             Attirée par les gouttes de sang qui perlaient à la surface de l’eau, une nuée de petits poissons carnassiers se regroupèrent près de la berge.
Comment contourner cet obstacle ?
 
 

En fouillant dans ses poches, le roi trouva quelques biscuits et les envoya dans l’eau. Les poissons affamés, s’empressèrent de les ingurgiter.

            Pendant ce temps, il s’élança en nageant rapidement.

  Après avoir englouti les dernières miettes, les petits poissons insatiables, foncèrent à toute allure vers lui.


Heureusement que Picotin et Picotine veillaient. Ils avalèrent une multitude de poissons, ce qui permit à Sylvain de les distancer.

Il nagea vigoureusement, et parvient à se hisser sur l’immense feuille arrondie du nénuphar, surmontée d’une fleur de lotus géante. De jolies fleurs jaunes et violacées formaient une touffe sur les rebords.

Content d’avoir échappé au danger, le roi sortit les feuilles trempées de sa sacoche. Il les enroula autour des branches souples du palétuvier pour les sécher. Il fit de même pour ses vêtements.

              Épuisé, Sylvain soigna sa plaie. Ensuite, il s’allongea sous les pétales du lotus géant et ferma les yeux en pensant à sa douce épouse.

 

              A quelques lieux de là, sa jeune femme Océane se trouvait dans un cagibi entouré de tonneaux et de cageots de vin. La Fée Rouge lui coupa ses liens.

 
Pour l’apaiser, elle lui fit prendre un bain chaud à base de plantes. De temps en temps, le troll louve ajoutait dans l'eau des graines, des gouttes d’huile parfumée, et des feuillages.

Océane détendue, pensait qu’elle avait peut être mal jugée la Fée Rouge. Elle avait l’air de bien s’occuper d’elle.

Mais, lorsque la naïade sortit du bain, le troll louve posa des chaussures vernies équipées de fers sur un tonneau, et lui montra une tenue suspendue à un cintre.

Elle lui ordonna.

- Enfile immédiatement ces habits !

L’ensemble se composait d’un justaucorps pailleté, et d’une jupette rose en mousseline, ajustée de fines bretelles. Le tissu bougeait bizarrement.

Océane s’approcha, et stupéfaite découvrit un étrange phénomène…

 

 

Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 18:48

  

N°10

Le Clos Rougeaud

 

Après de multiples efforts, le roi rattrapa les lanières de sa besace, qui voulait encore s’échapper. Les feuilles du livre des esprits devenaient ingérables.

Sylvain sortit son couteau, et délicatement ouvrit le sac. Surpris, il regarda bouger une grosse boule de papier entourée de ficelle.

Il s’en empara et furieux, ordonna :

- Dépliez-vous maintenant, où vous sentirez la pointe de cette lame vous transpercer !

Les feuilles obéirent en frémissant.

Sylvain, étonné, remarqua des écrits sur une page signée du Grand Elfe Clercsaint, alors qu’elle était vierge auparavant.

A quel moment a-t’il pu noter tous ces renseignements, alors que je suis resté pendant tout l’entretien en sa compagnie ?

Ces mystères le rendaient perplexe.

Sylvain devait se rendre d’abord, vers l’Etang du Sans Souci, le traverser, puis, atteindre le royaume du deuxième grand Elfe, le Mage Majester, en passant par l’Allée des Délices.

Heureusement, ces indications le rassuraient, car les noms de ces lieux lui semblaient paisibles.

Rassuré, il plia en quatre les feuillets et les enfonça dans son sac en disant ;

- Comme cela, vous ne pourrez plus partir !

Soulagé, il redescendit de la montagne.

Arrivé à mi-chemin, il entendit un grognement. Soudain, Elfried, le chien troll, complètement enragé, bondit d’un buisson et l’attaqua.

Sylvain détala rapidement, mais l’animal fut le plus prompt. Ses crocs acérés se refermèrent sur le mollet du roi, qui tomba dans l’herbe mouillée.

Le troll chien voulu le mordre de nouveau, quand soudain deux oiseaux plongèrent becs en avant, sur Elfried. Le sang gicla. Celui-ci, le corps lardé de coups de becs, abandonna sa proie.

Aboyant de douleur, il s’enfuit en dévalant la montagne.

Sylvain fut content de retrouver ses oiseaux.

- Picotine et Picotin, vous m’avez sauvé du troll chien !

Ils roucoulèrent en se posant sur ses épaules. Le roi les récompensa en leur offrant des biscuits secs, qu’ils picorèrent avidement dans ses mains.

 

Pendant ce temps, à plusieurs lieux de là, Océane, installée dans la charrette, blottie entre les morceaux de roseaux, observait le magnifique paysage ensoleillé.

Gabin, le troll cochon, joyeux, chantait des chansons à tue-tête. Ils traversèrent des landes et arrivèrent dans un vaste coteau viticole.

Ils sillonnèrent des sentiers débordants de cépages, aux gros raisins mûrs.

  - Baudet, arrête-toi ! S’écria Gabin.

L’âne troll stoppa la charrette devant une grande exploitation de vignoble. Une pancarte indiquait : « Domaine du Clos Rougeaud » .

- Nous voici arrivés chez la bonne Fée ! Attendez-moi ici, Océane, proposa Gabin. Je vais chercher un couteau pour détacher vos mains.

Océane, fut ravie à l’idée d’avoir les mains déliées. Quelques instants plus tard, le troll cochon accompagné d’un troll louve aux poils rougeâtre, tenant un fouet dans une main, vinrent à sa rencontre.

Océane eut une appréhension. Elle fixa les sourcils rouges du troll louve, qui lui donnaient un air insoutenable.

La louve la dévisagea de la tête au pied.

- Ho ! Gabin, quelle belle prise ! Vous m’avez vendu une bien jolie naïade !

- Oui, Fée Rouge, mais j’ai droit aussi à une prime.

  Océane tressaillit, car elle venait de comprendre que la bonne fée n’existait pas. Il s’agissait au contraire d’une Fée Rouge, un troll dangereux.

- Mais je ne suis pas à vendre, protesta-t-elle, atterrée, en découvrant la trahison du troll cochon, qui baissa la tête.

Avec la pointe de son fouet, la Fée Rouge, montra une flaque de boue.

- Voici votre récompense Gabin, un bon bain boueux pour raffermir votre peau.

- Merci ma bonne Fée Rouge, rétorqua t-il en se glissant avec satisfaction dans la fange.

La Fée Rouge se dirigea vers Océane.

- Accompagnez-moi naïade. Vous êtes ma prisonnière. Je sais tout de vous et j’ai déjà eu affaire à des naïades. Gabin, m’a raconté que récemment, vous avez utilisé votre pouvoir ; vous ne pourrez le récupérer que dans un mois.

-
Je ne me laisserai pas faire ! Protesta Océane.

- Je suis vigneronne, et dans mon territoire, votre liberté aura un prix !

Océane, fatiguée ne pouvait s’enfuir, surtout avec les mains liées.

Après toutes ces péripéties, et la fourberie du troll cochon, elle n’aspirait qu’à une seule chose : dormir !

 
Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : L'imaginaire pour tous
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 18:10

                                      N°9
                          Les présages du moine

Une forme mobile, auréolée d’éclairs, vola vers le roi. Aveuglé, celui-ci s’aplatit très vite au sol. Il sortit son couteau de son fourreau, et tout à coup, les rayons lumineux baissèrent d’intensité.

Stupéfait, Sylvain vit apparaître un aigle majestueux, qui s’engouffra aussitôt par la fenêtre. L’oiseau plia ses gigantesques ailes, blanches et argentées. Brusquement, elles rétrécirent et se métamorphosèrent en deux bras. Une forme humaine apparut, sous les yeux ébahis du roi.

Suite



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Par Joelle JEAN-BAPTISTE - Publié dans : CONTES POUR LES ENFANTS - Communauté : le bonheur
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PRESENTATION

LES CONTES

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Fortunalia. Carnets des Contes Magiques.


Conte n°1

Flora et le jeteur de sorts.
Conte n°2
Sylvain et Océane, l'Elfe de Lumière amoureux d'une Naïade.
Conte n°3
Hélios et Mirella, dans les secrets de la favela de Santa Puerta.

Conte n°4

Zahéra, la petite bohémienne au Royaume de la Chakra.

Conte n°5

Emi Kane et les incantations du Shogun d'Edo.
Conte n°6

Roséa et Oléander, à la recherche du fabuleux Blason du Manticore



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Les veillées de Pa ANGEL

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"Raoul le petit cordonnier, et les 17 brigands de la route de la Trace"

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